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Série Enthralled – Des objets qui transmettent nos passions

lorelei   
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Mar 06

Bonjour !

Ces deux derniers mois, j’ai travaillé avec plusieurs personnes pour donner vie au projet « Enthralled », qui veut dire passionné, captivé, enchanté.

Qu’est-ce qui vous donne envie de vous lever le matin ? Qu’est-ce qui vous fait vibrer de joie ? Qu’est-ce qui vous fait sourire quelles que soient les circonstances, qu’est-ce qui vous rend heureux, qu’est-ce qui donne du sens à votre vie ?

Les réponses pouvaient être littérales – faire de la musique, dessiner, écrire – ou complètement métaphoriques – comprendre l’univers, se sentir libre.

Mon idée initiale était de travailler sur des portraits en noir et blanc et de mettre en avant, au travers d’un objet en couleur, ce qui passionne la personne. Je me suis finalement éloignée du pur noir et blanc, qui était trop tranché à mon goût.

Mes modèles ont gentiment accepté d’écrire un texte sur leurs choix, texte sur lequel je leur ai laissés toute liberté. Je vous laisse découvrir ici le résultat !

Berimbau-I

« Le Berimbau est pour moi, avant tout un Symbole de la Capoeira, quand tu croises quelqu’un dans la rue avec un Berimbau, tu sais tout de suite que c’est un(e) capoeiriste ? C’est un instrument très basique avec seulement 3 « notes », et pourtant c’est lui qui cadre le rythme de la roda, c’est lui qui indique les types de jeux à jouer ( São Bento, Benguela, Iúna, Santa Maria…etc ). Malgré la redondance des « notes » on prends toujours autant de plaisir à en jouer. Il est douloureux d’apprendre à en jouer, mais une fois que c’est chose faite, une fois qu’on a dompté la bête, c’est que du bonheur. » – Mycki, texte de Graduado Azulao (ARTE-CAPOEIRA)

Renard-I

« Tout a commencé avec le film, Balto. L’histoire d’un chien-loup qui tire le meilleur parti de ses ascendants chien et loup pour sauver une ville d’une épidémie. La littérature m’a ensuite inspiré avec la lecture de grands titres de Jack London. Puis les jeux vidéo ensuite, avec Okami.
Le loup est solitaire. Le loup déploie aussi toute son intelligence et sa magnificence en meute grâce à des liens familiaux forts.
Le renard est venu ensuite grâce au Roman de Renart, aux Animaux du bois de Quat’sous. Vif, rusé, parfois mal-aimé, il est ce personnage sans qui le récit perd de sa saveur piquante.
Renards et loups forment ces spectres du comportement qui m’ont toujours fasciné et auxquels je me suis identifiée. Je leur ai donné mes premières histoires, mes meilleures créations. Ils définissent ces traits de caractères dont abondent les personnages de mes romans : intelligent.e.s, introverti.e.s, altruiste.s, plein.e.s de ressources, solitaire.s et parfois prêt.e.s à tout pour le bien-être des siens.
Ils sont devenus mon persona. » – Jun Kyle.

Artist-I

« J’ai commencé le dessin quand j’étais un gamin, quatre ans à peine, parce que les frérots et cousins dessinaient dans leur temps libre et reproduisaient les personnages de bds, manga et anime que j’appréciais tant. Je trouvais ça hyper cool et j’ai suivi le pas.

Ce n’était pas vraiment fun au début : mes dessins n’étaient jamais corrects, ils étaient même sacrément moches. Je n’arrivais jamais à dessiner ce que je voulais, ni faire de copies exactes.

On m’a cependant toujours dit que je dessinais bien. Du coup, j’ai continué. Je dessinais tout le temps et partout, même (surtout) en cours. J’ai peu à peu commencer à apprécier l’action même de dessiner et de remplir des carnets, même si les dessins eux-mêmes ne me plaisaient pas la majorité du temps.

Après plus de vingt ans passés à plancher, ce n’est pas vraiment le genre de choses dont on peut se passer : même quand j’ai des périodes où je dessine moins pendant plusieurs mois, je finis toujours par y revenir.

Et c’est comme ça que je me suis retrouvé où je suis maintenant, à un point où je ne pense sincèrement pas pouvoir abandonner le dessin sans avoir l’impression de me délester une partie de moi-même. » – Luo.

Compass

« Le texte dit :

A tout ces soirs qui portent leurs lueurs si haut, plus haut que nos idées, dans les sphères neutres et splendides de l’imagination.
A toutes ces aubes qui dévorent ardemment les paysages si denses et parfument nos réveils d’ivresse.

Que ne t’entretiendrai-je, enfant, sur l’envie, la passion, le désir ou le vice ? Pourquoi userai-je de mes mots les plus fins et les plus détaillés pour te raconter les Hommes, les flux, les humeurs, l’intense et le vaporeux? A quoi bon te raconter la beauté quand tu modèles la forme.

Le possible tout comme l’autre, l’infini, sont dessinés par ta ligne, fidèle et juste. Ils ignorent la lévitation autant que le toucher. Il n y a plus de temps, plus d’espace. La respiration est omnisciente, et le pas, suspendu. Au creux de nos corps, au fond de nos yeux, enfant, tu regardes plus que tu ne vois. Puis dans la clarté nébuleuse qui t’entoure, tendrement, tu te détournes.

Le texte dit aussi :

A tout ceux qui lisent ces mots, je dédie l’absolu dans les suivants : « Une pointe, une aube, et un matin succéderont toujours à chaque nuit. Tout comme une veillée succédera à chaque jour, suivie d’une nuit, enfin. Puis d’une journée encore. Et ce jusqu’à la fin de nos vies. » – Dianka.

Shadows

« -Pour quoi tu tiens ?
Pour compter.
Compter tout ce qui est nombrable, et pas qu’à moitié.
Ce qui est facile
Ce qui est bien enfoncé à l’intérieur des limites.
-Pourquoi tu te tiens ?
Pour compter.
Compter pour qui ?
Compter sur quoi ?
Pour assurer la continuité.
Pour être droit et ne pas tacher au milieu des individualités.
-Pourquoi tu tiens ?
Par gourmandise
Il y a des failles à travers lesquels on peut regarder.
Ses failles sont comme des cerneaux de volupté.
Pour embrasser ce qui est fissuré.
Et penser qu’un jour je pourrais y gouter.
-Pourquoi tu tiens ?
Parce que tu me fascines.
Tu as trouvé des interfaces sur lesquels t’appuyer.
Parce que tes divisions, elles ne sont pas toujours entières.
Entre Crépuscule et Matinée,
Entre ce qui est montré et ce qui est jalousement caché.
Entre l’adulte au milieu de la steppe et l’enfant bercé trop près des frontières.
Il y a un voyage, il y a tout ce qu’on n’attend pas.
C’est un terrain de jeu pour les idées.
Des idées que tu me donne des idées pour me consoler.
Et ça tu vois ça m’aide à respirer. » – Floriane.

Mountains

« Tout en haut de la montagne l’horizon est infini. Elle est le coeur, elle est le centre, là où se rejoignent le présent et l’avenir, là où se mélangent les générations. Elle est Gaia, la protectrice immense et immuable au sein de laquelle se blottir, et elle est le pont qui nous permet de rejoindre le ciel, nous donne l’élan pour nous propulser vers l’infini. Elle est vivante, elle est multiple.
On peut les parcourir des heures durant, et trouver toujours de nouvelles choses à contempler. Elles sont des hôtes exigeantes, mais qui nous emmènent loin, elles sont le refuge autant que l’aventure.
Dans les montagnes, je plante mes racines, je puis la force dans son histoire infinie, dans les tourbillons de souvenirs, rire d’enfants, histoires de coin du feu, aventures neigeuses, c’est là qu’est mon foyer, et dans sa sève je puise la force et le rêve, ce qui me donne la force d’avancer, de projeter, de créer, elles sont mes ailes pour la suite du voyage. » – Neko

J’espère que vous avez apprécié ce petit voyage imagé et textuel – qui sait, peut-être aurez-vous vous aussi envie de vous prendre au jeu ?

Lorelei

Fêtes de fin d’année : l’occasion idéale pour un shooting cadeau

lorelei   
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Déc 01

Bonjour !

Le mois de décembre commence, et avec lui les fêtes et la recherche de cadeaux personnels ! Vous avez déjà des idées ?
Si jamais il y en a que ça intéresse d’offrir une séance photo à quelqu’un, je vous offre -10% sur le prix de tout shooting commandé ce mois-ci, à réaliser avant le 31 juillet 2017 ! Profitez-en !

Mais pourquoi offrir un shooting photo à quelqu’un ? Dans un monde où faire une photo est devenu un geste si facile, pourquoi faire appel à une photographe professionnelle ?

1. C’est amusant !

Si vous avez des connaissances qui l’ont déjà fait, demandez-leur : c’est probablement un bon souvenir, un après-midi plein de bonne humeur. J’ai passé de très bons moments avec toutes les personnes qui ont posé pour moi, à se promener, discuter, photographier. Ça change, et on peut faire de belles découvertes de lieux. C’est aussi un moment pour vous, où vous pouvez choisir de vous donner un style différent au gré de l’envie du moment !

2. C’est valorisant

« Je ne m’étais jamais vue sous cet angle, j’aime beaucoup »
« C’est comme ça que j’ai envie d’être perçue »
« Wow, je me trouve vraiment belle comme ça ! »
« Je n’aime pas les photos de moi d’habitude… Comment tu as fait ? »
Ce ne sont que quelques-unes des phrases que j’ai entendu de la bouche de mes modèles, et ça fait super plaisir à entendre. Quand on aime vraiment une photo de nous, on se sent si facilement mieux, comme quand on porte un vêtement qu’on aime bien.

3. C’est utile

Parfois, vous avez besoin d’une belle photo. Pour une photo de profil sur un site, pour un CV, pour un portfolio… Et vous voulez vous montrer sous son meilleur jour, que ce soit pour donner une image professionnelle ou une image personnelle qui reflète vraiment la façon dont vous voulez être perçu. « Une image parle mieux que mille mots », entend-on parfois, et une belle photo peut en effet faire une sérieuse différence. Alors autant faire les choses bien !

4. C’est rassurant

Lorsqu’il fait des photos pendant un anniversaire, un mariage, une fête… le photographe professionnel est extérieur. Sa présence vous permet de profiter pleinement de vos invités et de vous soulager de la pression. Il prend en photo tout le monde, les détails du décor, donne vraiment son attention pour ne rien rater. Les photos souvenirs en sont d’autant plus appréciables qu’elles sont réussies et que vous profitez du moment sans vous en inquiéter !

5. C’est beau

Le photographe professionnel a sa sensibilité, son regard, sa vision, qui font que ses photos sont les siennes et ne peuvent être prises par personne d’autre. Il suffit de regarder plusieurs portfolios pour se rendre compte à quel point les choix personnels de l’artiste entrent en jeu. Et parce qu’il est passionné, et qu’il a mis du temps pour s’entraîner et apprendre à utiliser au mieux son matériel, il ne va pas simplement faire une photo, mais la meilleure photo qu’il est capable de faire. Ça se voit.

Engager une photographe professionnelle, c’est avant tout un plaisir qu’on offre ou qu’on se fait. C’est à vous de décider quand ça vaut vraiment le coup, en fonction de ce qui vous importe personnellement. Et à vous de voir ce qui vous ferait plaisir, à vous ou à des amis !

Passez un bon mois de décembre,

Lorelei

Photographie animalière : Portraits de Poissons

lorelei   
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Août 26

Bonjour !

Aujourd’hui je reviens plus en détail sur mes photographies prises à l’aquarium de Paris au Trocadéro dans ce deuxième article sur les animaux. Si vous avez l’occasion d’y aller, n’hésitez pas, il est vraiment magnifique.

Je ne vous le cacherai pas, ce sont les méduses qui m’y ont attirée – elles étaient beaucoup plus petites que ce à quoi je m’attendais. Au final, j’y ai aussi découvert plein de nouvelles créatures aquatiques intéressantes.

Méduse-stellaire

Plusieurs difficultés pour faire des photos en aquarium.

Il fait sombre, donc les photos ont davantage de bruit, sont de moins bonne qualité. Il faut un bon appareil pour éviter ça si on ne veut pas utiliser le flash.

Trouver une balance des blancs adaptée est aussi assez compliqué, les lumières des bassins étant colorées et donnant à l’eau une couleur changeante, plus ou moins foncée, qui fait parfois très artificielle sur les photos.

Ensuite : les vitres. A chaque photo, il faut regarder non seulement ce que l’on veut prendre, mais aussi vérifier les reflets. J’ai parfois demandé à quelqu’un de se placer devant une lumière pour ne pas en avoir le reflet dans la vitre, ou de se retirer du cadre pour ne pas avoir une silhouette. Autrement, en faisant bien le focus sur l’animal, la vitre est invisible.

Poisson

Comme les chats, les poissons font leur vie, vont et viennent, dorment, font des loopings… Il faut savoir attendre le bon moment, ne pas passer trop vite devant un bassin qui a l’air au premier abord sans intérêt, qui sait ce qu’il pourrait s’y passer deux ou trois minutes plus tard ! Le mariage entre l’animal et l’environnement peut donner des clichés inattendus. J’ai par exemple eu de la chance quand j’ai pris le poulpe en photo, qui était, quelques minutes avant et quelques minutes après, roulé en boule dans le sable, alors que vous le voyez là en train de jouer avec ses tentacules sur l’eau.

Poulpe

J’ai beaucoup aimé faire ces photos, l’univers marin est plein de surprises, m’inspire beaucoup aussi, incite à rêver.

Et sur ce je vous souhaite un bon weekend,

Lorelei

Photographie animalière : Portraits de Chats

lorelei   
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Août 19

Bonjour !

Dernièrement, j’ai ajouté à mon portfolio « Autre » des photos d’animaux. J’en profite donc pour vous faire un petit retour sur mon expérience de la photographie animalière. Les problématiques n’étant pas exactement les mêmes selon le type d’animal, je vais commencer avec les chats, puisque ce sont eux que j’ai mitraillé le weekend dernier, mais ce que j’ai à en dire marche aussi pour les chiens et autres animaux domestiques. Puis vous pourrez lire plus tard un deuxième article sur les animaux aquatiques.

Quelque part, les photos de chat ne sont pas très différentes de mes photos habituelles – après tout, ce sont toujours des portraits qui mettent en valeur un être vivant !

La difficulté principale, vous la devinerez facilement : les animaux bougent. Lors d’un shooting portrait, les personnes impliquées peuvent entendre mes conseils et bouger en conséquence. Même pour des portraits spontanés, les gens ne risquent pas de s’enfuir en courant à mon approche. Au contraire, les animaux ne tiennent pas en place et vont où bon leur semble. Le chat remarquera beaucoup plus facilement l’appareil. Difficile, alors, de prévoir à l’avance ses photos.

Une chose qui aide pour que l’animal nous regarde ou se place au bon endroit est d’attirer son attention avec un jouet, sa voix, une friandise, ou en demandant de l’aide à quelqu’un. Parfois le bruit de l’appareil suffit à les attirer, comme c’était le cas pour la photo ci-dessous, mais à un autre moment, j’ai demandé à quelqu’un de jouer avec un bâton pour que Chapi suive la personne au soleil afin de capturer de beaux rayons sur son pelage.

Chat

Ensuite, pour ceux qui aiment prendre des photos en choisissant leurs réglages, il est important d’avoir une vitesse d’obstruction rapide pour éviter que l’animal soit flou simplement parce qu’il aurait bougé au mauvais moment. Les chats vont vite. Il ne faut pas non plus oublier l’ouverture – comme pour les portraits, elle permet de faire de beaux flous d’arrière-plan et donc de bien mettre en valeur l’animal.

Contrairement à ce que je viens de conseiller, lorsque j’ai pris en photo les chatons, j’ai ralenti la vitesse d’obstruction à 1/60 : ils étaient dans un placard avec peu de lumière pour les atteindre (ISO 3200), je ne pouvais pas avoir une vitesse trop rapide et ils ne risquaient de toute façon pas de s’enfuir bien loin ! Ils peuvent rester calmement au même endroit plus longtemps.

Chaton

Ici, j’ai essayé de jouer avec les textures aussi, en rapprochant Cambouis du pull rouge pour que le fond ait une touche de couleur et que le chaton ressorte mieux.

Je trouve les photos de chatons piégeuses pour le photographe – ils sont tellement mignons en eux-mêmes qu’il est difficile de prendre le recul nécessaire pour juger son travail et les photos en elles-mêmes. Si vous voulez en voir de vraiment magnifiques, je vous encourage vivement à passer sur la galerie de Zoran Photo, ce photographe se spécialise dans les photos de chats et fait un travail incroyable.

Chapi et Camboui appartiennent à Pauline, merci d’avoir supporté mes photos incessantes !

Bon weekend à vous,

Lorelei

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Nouveau site

lorelei   
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Août 11

Bonjour !

Un an déjà depuis le lancement de mon premier site et mes débuts dans la photographie professionnelle – le temps passe si vite. J’en profite pour une grande mise à jour, avec un nouveau site, un nouveau style, un nouveau blog, de nouveaux projets. J’espère qu’il sera d’autant plus agréable de naviguer dans mon monde !

Les articles de ce blog vont s’étoffer, avec davantage d’explications sur mes shootings, des conseils et tutoriels pour vous en dire davantage sur ma façon de travailler, des discussions autour de la photographie… N’hésitez pas non plus à proposer des sujets ou à poser des questions, par mail ou en laissant un commentaire, je serai ravie de vous répondre.

Cette année aura été riche en aventures, avec l’opportunité de photographier mon premier mariage, de tester la photographie de sport au travers du Roller Derby, de mettre en place mon projet Steampunk, de rencontrer des modèles et des photographes, de tester un nouvel objectif 135mm f/1.8 et, accessoirement, d’être beaucoup plus heureuse qu’auparavant de mes photos de voyage !

Je termine cet article avec de grands remerciements, à Lewis pour la mise en place du site, à Elise et Maxime pour la confiance qu’ils m’ont accordée lors de leur mariage dont je garderai des souvenirs inoubliables, à tous ceux qui ont acceptés de ou demandés à faire un shooting avec moi, à mes amis photographes pour leurs conseils, à Ekza pour son soutien incroyable tout au long de l’année, et à tous ceux qui me font savoir qu’ils apprécient mon travail – tous vos gentils commentaires me vont droit au cœur.

Merci !

Lorelei

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